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Morphologie des araignées
dimanche 4 décembre 2011

Parmi la classe des Arachnida se trouve l’ordre des Araneae, c’est-à-dire les araignées. Ces dernières ont une morphologie particulière avec des termes spécifiques. Voici une description de cette morphologie avec les termes qu’il faut utiliser.
Ce document ne prétend pas être exhaustif.

Marina CHAVERNOZ - juin 2011

Généralité

Les arachnides font partie des arthropodes au même titre que les insectes et les crustacés par exemple. Les arthropodes ont tous en commun un squelette externe (exosquelette) ainsi que des paires d’appendices articulés (les pattes par exemple).
Les arachnides sont identifiables parmi les arthropodes à leurs quatre paires de pattes, leurs yeux simples (au lieu d’yeux composés) et à l’absence d’antennes et d’ailes.
Les araignées sont identifiables parmi les arachnides à leur corps en deux parties.

Les araignées

Un schéma (d’Adrien Chorein) étant plus simple pour la compréhension, en voici un de l’araignée vue de dessus :

schéma : morphologie d'une araignée

Bien évidemment, toutes les espèces ne ressemblent pas au schéma ci-dessus. Néanmoins, elles seront constituées de la même manière.
Nous avons donc un corps en deux parties : le prosoma (ou communément céphalothorax) et l’opisthosoma (également appelé l’abdomen). L’opisthosoma est relié au prosoma par un étroit conduit appelé pédicelle ou pédicule (non visible sur le schéma).

  • Le prosoma est composé de plaques dures (chitinisées) : sur le dessus se trouve le céphalothorax et sur le dessous le sternum (ou plaque sternale). Comme son nom l’indique, le céphalothorax réunit la tête et le thorax. On trouve sur le prosoma les yeux, quatre paires de pattes, des pédipalpes (ou pattes-mâchoires) et des chélicères.
    Au centre du céphalothorax se trouve la fovea (ou fossette médiane). Celle-ci est plus ou moins marquée en fonction des familles.
    La zone située entre les yeux et les chélicères, lorsque l’on regarde l’araignée de face, s’appelle le clypeus.
  • L’abdomen, non segmenté chez les araignées, porte à l’arrière les filières ainsi que le tubercule anal et en dessous les organes reproducteurs (les deux derniers éléments sont non visibles sur ce schéma). À l’avant de l’abdomen et sur le dessus s’observe souvent une zone de couleur différente. Cette zone se situe juste au-dessus du cœur et se nomme : tache cardiaque. Le dessin présent sur l’abdomen, lorsqu’il évoque une feuille, est également appelé folium. Certaines araignées ont des dessins caractéristiques ; des points (si ils sont en plus renfoncés, c’est qu’il s’agit des sigilles, points d’insertion des muscles internes), des taches, des chevrons...
    Certaines espèces possèdent sur l’abdomen une plaque dure, que l’on appelle le scutum.
Folium - ChevronsPoints - SigillesScutum
Folium - Chevrons Points - Sigilles Scutum
Photo de
Vincent Derreumaux
Photo de FLaurent Photo de Christian Roy
  • Le nombre d’yeux peut varier de zéro à huit en fonction des espèces. Le plus fréquemment, il y en a six ou huit. Leur disposition est spécifique en fonction de la famille, du genre ou de l’espèce... Ils sont disposés symétriquement de part et d’autre du céphalothorax et sont souvent sur deux lignes courbes. On parlera de la ligne antérieure ou postérieure, des yeux latéraux ou médians...
  • Les pattes sont numérotées de I à IV en commençant par l’avant de l’araignée. Elles sont composées de 7 segments articulés listés sur le schéma. Le tarse porte deux ou trois griffes. Elles peuvent comporter différents types de soies : poils, épines, crins et trichobothries. Pour certaines familles, elles sont également équipées de scopulas (poils très divisés à l’extrémité) au bout du tarse qui leur permettent de marcher sur des surfaces lisses. D’autres familles encore sont, elles, équipées sur les métatarses des pattes IV de calamistrum, sorte de peigne fait avec de petits crins courbes servant à "peigner" la soie afin de lui donner un aspect particulier (soies cribellates - voir également cribellum).
  • Les pédipalpes peuvent ressembler à des pattes, c’est assez visible sur les mygales. Néanmoins, ils n’en sont pas. Ils sont au nombre de deux, situés symétriquement à l’avant de la tête. Tout comme les pattes, ils sont articulés et composés des mêmes articles. La particularité de ces appendices est leur modification en organe sexuel pour les mâles.
  • Les chélicères sont les appendices le plus à l’avant de la tête. Ils sont composés de deux éléments, la tige et le crochet. Ils servent à mordre les proies et à inoculer le venin.
  • Les organes reproducteurs (ou genitalia) :
    • Comme expliqué plus haut, les mâles utilisent leurs pédipalpes. En effet, l’extrémité (le tarse) forme une sorte de renflement plus ou moins prononcé en fonction des espèces. Cette extrémité, également appelée bulbe, sert en fait de réservoir à sperme. Les testicules sont dans l’abdomen, le mâle adulte remplit ses bulbes avec des spermatozoïdes car c’est grâce à eux qu’il fécondera la femelle. La forme du bulbe varie énormément en fonction des espèces, il peut être de forme très simple ou très complexe avec des éléments sclérifiés. C’est une sorte de clé dont la forme sera capable d’ouvrir la serrure de l’organe sexuel féminin. Cette forme est également très importante pour ceux qui souhaitent déterminer l’espèce d’une araignée car elle est spécifique à une espèce.
    • L’organe de la femelle est un orifice qui se situe sous l’abdomen dans la partie avant. La plupart du temps cet orifice a lui aussi une forme très complexe (correspondante au bulbe du mâle) avec des éléments sclérifiés. Cette partie s’appelle l’épigyne. Bien entendu, cette forme sert également pour l’identification. Chez certaines espèces une sorte de "tige" dépasse de l’épigyne, il s’agit du scape.
    • qu’il s’agisse d’un mâle ou d’une femelle, le pli épigastrique est juste en dessous des organes sexuels (testicules ou épigyne). Il dessine une ligne transversale.
  • À l’extrémité de l’abdomen se trouvent les organes tisseurs : les filières. La soie sort par les fusules à l’extrémité des filières. Les filières sont au nombre de six et vont par paires. Certaines familles (les mêmes que celles qui ont les calamistrums évoqués plus haut) ont également à l’avant des filières un cribellum. Il s’agit d’une zone avec de tout petits orifices émettant une soie très fine.

Pour l’anatomie interne, encore une fois, un schéma vaut mieux que de grands mots...

Anatomie interne d'une araignée

Anatomie interne d’une araignée - Dictionnaire Visuel - Copyright © 2005-2009 - Tous droits réservés.

Bibliographie :
Jones, D., Guide des araignées et des opilions d’Europe, Delachaux et Niestlé.
Roberts, Michael J., Guide des araignées de France et d’Europe, Delachaux et Niestlé.