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Physiologie des insectes - le système circulatoire
mercredi 16 mai 2007

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Article mis en ligne originellement par François Panchout sur une version antérieure du site du "monde des insectes".

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Le système circulatoire des insectes est différent de celui des vertébrés de deux manières importantes.

- Il ne transporte pas d’oxygène aux différents organes
- Ce n’est pas un système fermé

Le sang des insectes (généralement appelé hémolymphe) ne possède pas de pigments respiratoires ou d’hémoglobine. La respiration est réalisée par le système trachéal. Plutôt que l’oxygène, le sang, chez les insectes, distribue métabolites, hormones, eau et déchets aux organes appropriés. Le système circulatoire est extrêmement simple, l’hémolymphe étant pompée vers l’avant au travers d’un élément simple, le vaisseau dorsal. Ce vaisseau est essentiellement constitué d’une aorte suivie de bulbes thoraciques. La simplicité du vaisseau dorsal est trompeuse, car c’est bien lui qui assure la circulation de l’hémolymphe ... c’est le cœur des insectes. Chaque chambre le long du vaisseau commence et se termine par une valve (ostiole) au travers de laquelle le sang est pompé. La valve est structurée de manière à ce qu’elle se ferme par pincement automatiquement à chaque contraction (voir détail A), assurant le mouvement de l’hémolymphe de l’arrière vers la tête.

Système circulatoire - coupe longitudinale

Sur le parcours, le sang sort vers les ailes, les bulbes dorsaux et dans le sinus frontal (espace situé entre les organes sans délimitation). Il circule alors librement, baignant les muscles et les organes. Afin de mieux distribuer le sang par endroits, des cœurs auxiliaires se trouvent dans le thorax, au niveau des ailes et des pattes.

Dans les ailes, ils aident, après la métamorphose, à déployer les nouvelles ailes, encore fripées, avant que la cuticule ne durcisse.

Tous les mouvements des insectes aident également à la circulation de l’hémolymphe à l’intérieur du corps. De la même manière, la respiration, aidée par des contractions musculaires affectant le volume total de l’animal, aide à garantir cette circulation.


François Panchout.

Traduit de la version anglaise et remis en ligne par Didier Roustide