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[Episyron sp.] Clé du genre Episyron

Guêpes, abeilles, fourmis... ces insectes qu'ils soient solitaires ou sociaux sont toujours autant sources d'observations...

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Didier
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[Episyron sp.] Clé du genre Episyron

Message par Didier » vendredi 7 mars 2008, 7:23

Bonjour,
Le pompile de ce jour est un Episyron (probablement rufipes ... mais bon je n'ai pas la clé du genre pour la france).

Se reconnait, une fois que l'on a vu que :
- c'était un Pompilinae (voir ici)
- qu'il n'avait pas de dents ou d'échancrures sur la partie déclive du propodeum,
- qu'il a trois cellules submarginales

au fait qu'il a des griffes bifides :
[lienbrisé]

puis qu'il a des soies en forme d'écaille sur le thorax et le premier segment de l'abdomen :
[lienbrisé]
Meilleure vue de l'abdomen :
[lienbrisé]

Maintenant que c'est un Episyron, peut on affirmer que c'est un rufipes ?[/]
[lienbrisé]
Séné (Morbihan), 8 VIII 1996
Amitiés.
Didier.


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Message par Fred » vendredi 7 mars 2008, 12:21

Salut Didier, pour affirmer qu'il s'agit bien d'Episyron rufipes, il suffit de savoir compter jusqu'à 4...

4 épines au peigne tarsal = Episyron rufipes...
3 épines au peigne tarsal = toutes les autres espèces.

Sur les photos il n'est pas possible de voir ce critère...

(j'ai écris une clef pour les espèces d'Episyron de France, pas encore publiée mais qui fonctionne pas trop mal).


amicalement Fred

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Didier
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Message par Didier » vendredi 7 mars 2008, 12:35

Merci Fred, je regarde ce soir et je met une photo.
Je ne pourrai pas tester ta clé des Episyrons, n'ayant que rufipes en collection (pour l'instant).
Amitiés.
Didier
.
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Message par Fred » vendredi 7 mars 2008, 16:28

Petit brouillon inédit de clef des Episyron de France continentale....

logiquement en France continentale il y a Episyron rufipes, Episyron gallicum, Episyron arrogans, Episyron albonotatum, Episyron funerarium... donc cinq espèces pour le continent, en Corse il y a en plus capitricrassum et coccineipes.

Didier, pour la partie de la France qui te préoccupe, il est vraiment très peu probable qu'Episyron funerarium soit présent (je le connais de l'Aude ou alors de l'Aude et même de l'Aude).

Donc il faut discriminer 4 espèces...

Donc il s'agit d'une femelle (antennes 12 articles, six segments au gastre).

Quatre épines au peigne tarsal....................................................rufipes
(la tête vue de face est plus haute que large, elle est donc plus ovale que ronde), cette bestiole varie beaucoup de totalement mélanique à bien colorée.
Trois épines au peigne tarsal............................................toutes les autres espèces...........................................................................
(la tête est aussi large que haute, donc ronde)............................. 2
2. _ Ecailles du propodeum et des premiers tergites de couleur blanche, sous les fémurs 1 de longues soies, pattes postérieures noires avec des épines entièrement noires, si les pattes postérieures rufinisent les épines restent noires......................................................... Episyron gallicum (la forme à pattes postérieures rouges est dénomée Episyron gallicum intermedium).
_ Ecailles du propodeum et des premiers tergites de couleur bronze, pas de soies sous les fémurs 1................................................................3
3. _ Pattes postérieures foncièrement de couleur rouge, les épines toujours de couleur rouge même si les pattes sont entièrement mélaniques................................................................. albonotatum.
_ Pattes postérieures foncièrement de couleur noire, les épines de couleur noire..................................................................................................4
4. _ Très souvent une marque jaune claire à l'origine du fémur 3, pilosité foncière sombre, ailes hyalines avec une marque sombre à l'apex....................................................................Episyron arrogans.
_ Jamais de marque jaune claire à l'origine du fémur 3, pilosité foncière blanche, ailes fortement enfumées.................................................Episyron funerarium

Commentaire : le problème de l'identification des Episyron réside principalement de la plus ou moins grande mélanisation des individus et de l'interprétation du caractère couleur bronze des écailles, ou blanche...

J'ai eu pour me pencher sur le travail de la réalisation d'une clef le matériel de Jacques Bitsch et de Raymond Wahis et le mien et j'ai pu constater qu'arrogans était l'espèce qui mélanise de la façon la plus "fourbe" (dans la clef pour la faune de Suisse Wolf donne comme critère unique de détermination la tache jaune de l'origine du fémur 3, hélas ce critère n'est pas constant. Très souvent la tache est visible sans avoir recourt à la binoculaire, mais dans d'autres cas, elle devient un simple point puis disparaît complètement sur d'autres) de mon point de vue beaucoup d'Episyron funerarium ont été ainsi désigné à tort, mais je ne pense pas que cet insecte est une répartition aussi large en France. En revanche arrogans est présent dans le Loiret, dans le Puy-de-Dôme et me semble être l'espèce qui après albonotatum, rufipes et gallicum possède une répartition assez large sur le territoire français.

Une autre espèce Episyron tristis vient un peu encombrer la clarté de la compréhension du problème arrogans-funerarium, tristis est une espèce d'Espagne qui me semble n'être qu'une version plus colorée de funerarium...

Jacques de Beaumont ne reconnaissait que quatre espèces pour lui funerarium était une forme mélanique d'albonotatum, je pense que l'étude que j'ai réalisé l'année dernière sur le matériel mentionné ci-dessus démontre le contraire funerarium est une bonne espèce (la pilosité foncière d'albonotatum est noire même sur les individus les plus claires, je ne comprend pas comment elle deviendrait blanche sur les individus les plus sombres, de plus funerarium est une espèce de grande taille, en comparaison d'albonotatum avec des ailes très enfumées ce qui n'est pas non plus le cas d'albonotatum).

Les soies sous les fémurs 1 de gallicum peuvent être usées et donc parfois absentes (encore une joie pour la détermination).


Je vous donne la clef des mâles dans un post suivant.


amicalement Fred

je copie ici la suite de la clé que Fred a postée un peu plus loin [Adrien]
Fred a écrit :Didier pour ce qui est de la clef des mâles d'Episyron, j'ai peur que ta binoculaire ne te suffise plus....,

Car le premier critère commence par l'observation de petits tubercules sur le dessous des funicules, ce qui créé une sorte de ligne de démarcation entre le dessus et le dessous du funicule...

Donc bon courage..................................................................................

Pas de tubercules sous le funicule, pas de ligne de démarcation entre le dessous et le dessus de l'antenne, (les épines des pattes postérieures noires, caractère très utile pour le séparer d'albonotatum quand il y a un doute sur le caractère des antennes)...................................................................Episyron gallicum.
Des petits tubercules sous le funicule forme une ligne de démarcation entre le dessous et le dessus de l'antenne.........................les autres.
_ Une tache jaune en haut du tibias 3.......................Episyron arrogans.
_ les tibias ne sont pas tachés de jaune en haut du tibias 3............. les autres.
_ Une pilosité longue et claire sur la tête, le propodeum et en partie le premier tergite (blanche, mais cela dépend du mode d'éclairage, ma lampe est un tube néon) sur le propodeum, des ailes fortement enfumées...........................................................Episyron funerarium
_ Pas de pilosité blanche sur le propodeum, les ailes ne sont pas enfumées, mais le plus souvent seulement assombrie à l'apex.....les deux autres
_En fait il s'agit d'un critère qui permet de sortir normalement Episyron rufipes de toutes les autres espèces, qui dans les clefs classiques apparaît très rapidement mais que j'ai mis pas mal de temps à l'intégré visuellement, maintenant il me semble évident mais cela demande à mon avis d'avoir vu beaucoup de specimens... tête ovale plus haute que large (valable que pour rufipes), écailles blanches.....................................
..Episyron rufipes
_ Tête ronde (aussi large que haute), écailles bronze, épines des pattes postérieures rouges (toujours pour ne pas confondre avec gallicum au cas où)......................Episyron albonotatum.

on peut aussi commencer la clef par la marque au tibia et ainsi éliminer dès le premier couplet .........................................................arrogans
ou bien encore commencer par la tête ovale et obtenir ainsi les................................rufipes.

Donc voilà, là encore je reprendrai ce post pour le compléter et l'améliorer... Hélas je ne sais pas posté les images, sinon je vous aurez bien envoyé l'image des fameux petits tubercules et la ligne de démarcation....

amicalement Fred.

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Message par Fred » vendredi 7 mars 2008, 16:56

En regardant les photos en grand, sur la dernière photo on distingue nettement le peigne tarsal avec ses quatre épines... il s'agit donc bien d'Episyron rufipes.

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Message par Didier » vendredi 7 mars 2008, 17:02

Merci beaucoup pour cette clé armoricaine.
Ce que je trouve bizarre c'est que j'avais noté que tu donnais comme probable seulement albonotatum et gallicum pour le massif armoricain (en plus de rufipes qui lui est connu en MA).
Donc il faut que je change le tableau ici.
Amitiés.
Didier
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Message par Fred » vendredi 7 mars 2008, 17:18

La clef ci-dessus est valable pour la faune de France continentale en entier (j'ai intégré malgré tout funerarium qui est de l'Aude ou alors de l'Aude).
Pour le massif armoricain la liste que je t'ai donné n'a rien de gravée dans le bronze... Je pense que rajouter comme potentiel arrogans tient la route, surtout que l'étude du matériel dont j'ai disposé (seulement l'année dernière, me permet de présumer de sa présence dans le massif armoricain).
Il faut dire, et je plaide coupable, que les problèmes de faunistiques ne m'intéressent pas beaucoup... Je pense que la faune de France n'est pas assez prospectée pour avoir une vue pertinente de la répartition de toutes les espèces de Pompilidae. Je m'attache donc à rédiger des clefs pour favoriser l'intensification de ces travaux.

amicalement Fred

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Message par Patrick_B » vendredi 7 mars 2008, 20:33

La clé de Fred a ses limites !
Ces limites sont de deux ordres:
  • -Elle n'est pas absolument terminée pour toutes les espèces.
    -Les données de répartition sont approximatives.


Il faut savoir deux ou trois choses:
La clé de Fred est vraiment "la clé de Fred", ce n'est pas une traduction, une adaptation ou une mise à jour: Il s'agit d'un travail original utilisant bien souvent des critères totalement inédits, différents des anciennes clés. J'ai vu le Frédo depuis 12 ans, examiner des dizaines de milliers de Pompiles, passer des heures à comprendre à résoudre les énigmes que certaines espèces posent, à comprendre les erreurs commises par des gens de très haut niveau pour construire une clé qui évite le plus possible les pièges.
Sa collection devient immense et Gozozo à bien du mal à fabriquer les boites aussi vite que Fred les remplit.
Ses boites, il les reprend continuellement, admire ces bestioles que tout autre que lui trouve plutôt moches, observe, repasse sous la bino, compare, a une nouvelle inspiration, améliore sa clé. Il ne remplit pas beaucoup de carnet: Tout est dans la tête et c'est presque achevé quand ça commence à noircir des feuilles.

Il lit ce qui s'écrit ici, il est tout content quand il voit que sa clé est utile, il effectue des modifications s'il voit qu'elle peut être mal comprise ou qu'un critère qui lui parait évident ne l'est pas pour tous.
Quand cette clé sera publiée, ça sera la première clé francophone des Pompiles de France.(qui sera certainement utilisable pour certains pays limitrophes). Ce sera surtout une étape très novatrice dans la façon de voir ces bestioles.
Ça Fred ne vous le dit pas, non qu'il ne soit pas bavard, mais simplement par modestie.

Par contre il dit et répète que les Pompiles sont très mal étudiés et très peu récoltés. Il suffit de prospecter un département pour trouver une majorité d'espèces nouvelles pour ce département.
Bien sur, pour plusieurs espèces, on sait qu'elles ne dépasseront pas certaines limites, mais pour une très grande part on a pas vraiment d'idées précises.

Sa clé, il la fait dans l'idée qu'elle mette l'étude des Pompiles à un niveau abordable par tous ceux qui voudront s'y lancer sérieusement.
Modifié en dernier par Patrick_B le samedi 8 mars 2008, 11:43, modifié 1 fois.

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Message par Didier » vendredi 7 mars 2008, 22:44

Merci Patrick de nous avoir dévoilé les arcanes de la génèse des clés de Fred.
Nous ne doutons pas que ce soit un travail de gaulois (arverne de surcroit).
Je suis bien content d'avoir un peu plus de temps et aussi d'avoir quelqu'un qui m'a donné quelques pompiles armoricains (et qui me demande en plus de leur donner un nom), ceci couplé à une bino enfin perso et un APN bas de gamme qui prend des photos moches mais suffisantes pour les mettre sur un forum, et je me permet de tester cette clé des genres qui attend depuis un moment sur le forum.

Pour finir avec Episyron rufipes (rappelle toi Patrick, le premier pompile que j'ai posté ici, je l'ai confondu un instant avec celui là justement) voici le peigne tarsal qui permet de confirmer rufipes.
[lienbrisé]

Amitiés.
Didier.
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Message par Fred » dimanche 9 mars 2008, 0:03

Didier pour ce qui est de la clef des mâles d'Episyron, j'ai peur que ta binoculaire ne te suffise plus....,

Car le premier critère commence par l'observation de petits tubercules sur le dessous des funicules, ce qui créé une sorte de ligne de démarcation entre le dessus et le dessous du funicule...

Donc bon courage..................................................................................

Pas de tubercules sous le funicule, pas de ligne de démarcation entre le dessous et le dessus de l'antenne, (les épines des pattes postérieures noires, caractère très utile pour le séparer d'albonotatum quand il y a un doute sur le caractère des antennes)...................................................................Episyron gallicum.
Des petits tubercules sous le funicule forme une ligne de démarcation entre le dessous et le dessus de l'antenne.........................les autres.
_ Une tache jaune en haut du tibias 3.......................Episyron arrogans.
_ les tibias ne sont pas tachés de jaune en haut du tibias 3............. les autres.
_ Une pilosité longue et claire sur la tête, le propodeum et en partie le premier tergite (blanche, mais cela dépend du mode d'éclairage, ma lampe est un tube néon) sur le propodeum, des ailes fortement enfumées...........................................................Episyron funerarium
_ Pas de pilosité blanche sur le propodeum, les ailes ne sont pas enfumées, mais le plus souvent seulement assombrie à l'apex.....les deux autres
_En fait il s'agit d'un critère qui permet de sortir normalement Episyron rufipes de toutes les autres espèces, qui dans les clefs classiques apparaît très rapidement mais que j'ai mis pas mal de temps à l'intégré visuellement, maintenant il me semble évident mais cela demande à mon avis d'avoir vu beaucoup de specimens... tête ovale plus haute que large (valable que pour rufipes), écailles blanches.....................................
..Episyron rufipes
_ Tête ronde (aussi large que haute), écailles bronze, épines des pattes postérieures rouges (toujours pour ne pas confondre avec gallicum au cas où)......................Episyron albonotatum.

on peut aussi commencer la clef par la marque au tibia et ainsi éliminer dès le premier couplet .........................................................arrogans
ou bien encore commencer par la tête ovale et obtenir ainsi les................................rufipes.

Donc voilà, là encore je reprendrai ce post pour le compléter et l'améliorer... Hélas je ne sais pas posté les images, sinon je vous aurez bien envoyé l'image des fameux petits tubercules et la ligne de démarcation....

amicalement Fred.

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