Très bel insecte

Les sujets qui n’ont pas leur place ailleurs et qui méritent d’être conservés.
Sujets qui ne trouvent pas leur place ailleurs et qui doivent être gardés

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ouran
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Message par ouran » mardi 20 juin 2017, 8:17

entonantes44 a écrit :
lundi 19 juin 2017, 14:23
J'aimerai bien avoir les avis des gestionnaires d'espaces naturels :wink:
B'en moi j'aime bien ton résumé, tu serais pas gestionnaire d'espaces naturels toi-même ? :wink:

C'est toujours plaisant d'arriver à éradiquer une tache de solidage sur un site, on a l'impression d'avoir bien taffé, mais une espèce animale... l'Homme s'est montré bien plus habile à exterminer la (très) grande faune que la minuscule jusqu'ici :roll:
(ho la belle leçon !)
MM

Même les punaises ? Surtout les punaises !

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Mathurin C
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Message par Mathurin C » mardi 20 juin 2017, 12:57

entonantes44 a écrit :
lundi 19 juin 2017, 14:23
Après dans le cas présent je ne prône pas la destruction de cette larve, mais la question de la gestion des espèces invasives n'est pas simple. Cela demande de connaître les données de biologie de l'espèce invasive, des espèces impactées et des moyens de lutte.
Et des bienfaits de ces espèces !
Prenons l'exemple de la Loutre d'Europe qui reprend du poil de la bête et recolonise le pays, on ne peux pas fermer les yeux que l'écrevisse américaine fait maintenant partie d'une grosse part de son alimentation. Et les guifettes moustacs dont les populations augmentent sur certain site parce que les jeunes se protègent mieux de la prédation en... se cachant dans les plantes invasives (la Jussie si mon souvenir est exact).
Si c'était simple ces histoires d'invasifs, ça ferait longtemps qu'on aurait géré le problème ;)

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latique
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Message par latique » mardi 20 juin 2017, 13:07

Je crois qu'on a perdu l'auteur :roll:
Eugène

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dkeith
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Message par dkeith » mardi 20 juin 2017, 16:33

je ne suis convaincu vraiment qu'à moitié par les arguments de Mathurin: ce ne sont que des comportement opportunistes secondaires induits par la présence d'espèces à la base allochtones (même si c'est positif pour nos écrevisses autochtones). de même ne suis-je vraiment pas convaincu par l'exemple cité plus haut pour le Doryphore: sa prédation sur une plante originaire de sa propre aire de répartition originelle n'a en définitive que peu d'incidence sur d'autres végétaux. il n'en va pas de même pour les prédateurs que sont velutina ou axyridis.
en définitive, rien n'est vraiment extrapolable, sauf une évidente situation de déséquilibre au départ, dont ne sait pas comment elle va évoluer et en combien de temps

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Sarcophage77
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Message par Sarcophage77 » mardi 20 juin 2017, 16:54

Mathurin C a écrit :
mardi 20 juin 2017, 12:57
Si c'était simple ces histoires d'invasifs, ça ferait longtemps qu'on aurait géré le problème ;)

L’histoire de la renoué (Japon, Sakhaline, hybride des deux) fait des abris à abeilles mais c'est très c'est tout de même problématique très chiant à éradiquer (a t-on trouvé un moyen ?).
" La fleur du bouquet fannnnnnnnnnne, et jamais ne renaît ! "
" sanctis recorda sanctis deus rex"

Ego te, puer curiosus!

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Mathurin C
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Message par Mathurin C » mardi 20 juin 2017, 18:01

Je ne suis pas pour ne rien faire, je voulais juste amener un peu de grain au débat et me faire l'avocat du diable.
Pour la Renoué, un arrachage suivi d'une mise en compétition avec du sureau noir par exemple semble porté ses fruits.
A titre pro, je pense que lutter efficacement contre certaines espèces est illusoire (Renoué, Frelon asiatique, ...), mais qu'il faut agir sur celles qui sont encore gérable sur certains sites (la Crassule de Helms par exemple).

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Bébert
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Message par Bébert » mardi 20 juin 2017, 18:05

dkeith a écrit :
mardi 20 juin 2017, 16:33
de même ne suis-je vraiment pas convaincu par l'exemple cité plus haut pour le Doryphore: sa prédation sur une plante originaire de sa propre aire de répartition originelle n'a en définitive que peu d'incidence sur d'autres végétaux.
Normal puisque l'effet du Doryphore sur les plantes n'est pas du tout le sujet de mon exemple, tu devrai relire ce que j'ai écris (au passage il se développe aussi très bien sur des Solanacées autochtones telles que Solanum dulcamara).

Tu semble dire qu'il faut faire quelque chose contre Harmonia axyridis, et en ce qui me concerne je ne vois pas par quel moyen on pourrai arriver à limiter les populations de cette espèce qui est implanté maintenant partout en France, en grand nombre et dans un très grand nombre de milieux différents.
A part constater la dynamique de ses populations et l'effet qu'elle peut avoir sur les autres espèces de coccinelles, voir sur d'autres compartiments de l'écosystème (ce qui est déjà plus ou moins étudié et connu) je ne vois pas d'actions envisageables...

Autre exemple, en ce moment les buis de la région de Besançon sont totalement défeuillés et des milliers, voir des millions d'adultes de la pyrale du buis tournent chaque soir autour des lampadaires. Je ne vois pas comment enrayer une telle pullulation, hormis très localement sur des buis d'ornement dans des jardins de faible étendue, mais pas en milieu naturel. Pareil, difficile de prévoir l'évolution futur des populations de buis et celle de la pyrale. Le buis va t'il disparaitre, ou au contraire la pyrale va s'effondrer faute de nourriture, permettant le redémarrage des buis ?

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entonantes44
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Message par entonantes44 » mardi 20 juin 2017, 18:37

ouran a écrit :
mardi 20 juin 2017, 8:17
B'en moi j'aime bien ton résumé, tu serais pas gestionnaire d'espaces naturels toi-même ? :wink:
Merci pour les différents retours. Non, à part quelques obs je ne gère que mon jardin :mrgreen:

Mathurin C a écrit :
mardi 20 juin 2017, 18:01
Je ne suis pas pour ne rien faire, je voulais juste amener un peu de grain au débat et me faire l'avocat du diable.
Je suis d'accord pour quelques aspects positifs pour certaines espèces, tu as raison de le souligner, mais comme dkeith je trouve que la balance penche généralement très fortement du côté des dégâts. Mais tu as peut être un contre-exemple?

Bébert a écrit :
mardi 20 juin 2017, 18:05
Autre exemple, en ce moment les buis de la région de Besançon sont totalement défeuillés et des milliers, voir des millions d'adultes de la pyrale du buis tournent chaque soir autour des lampadaires. Je ne vois pas comment enrayer une telle pullulation, hormis très localement sur des buis d'ornement dans des jardins de faible étendue, mais pas en milieu naturel. Pareil, difficile de prévoir l'évolution futur des populations de buis et celle de la pyrale. Le buis va t'il disparaître, ou au contraire la pyrale va s'effondrer faute de nourriture, permettant le redémarrage des buis ?
Si tu reprend cet exemple, car un botaniste m'en a parlé récemment en faisant le parallèle avec la graphiose des ormes, suspectant une évolution similaire.
Première question : est-ce que ça ne peut pas être intéressant de conserver des populations sur certains sites pour maintenir un fond génétique (un certain polymorphisme)? Evidemment ça demande de savoir si l'effort en vaut le jeu et ça demande des études supplémentaires.
Deuxième question : si demain on te propose un piège à phéromone spécifique pour piéger les mâles. Est-ce que ça ne vaut pas le coup de tenter de protéger des parcelles à moindre coût (dans tous les sens du terme), le temps qu'une sélection s'opère dans la population de buis sauvage?
Au final tu accompagnes, pour limiter les effets de l'invasion.
Brendan

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mireille
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Message par mireille » mardi 20 juin 2017, 20:58

Bonsoir,

Je m'invite dans la discussion. Même si ma tendance serait plutôt pour l'intervention ce texte m'avait fait réfléchir.


http://www.google.fr/url?sa=t&source=we ... pklFlVZ8Qg

(C'est un extrait du courrier de l'inra qui présente différentes approches de la gestion des espaces naturels et l'intérêt de la non-intervenion. )

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Bébert
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Message par Bébert » mardi 20 juin 2017, 21:20

entonantes44 a écrit :
mardi 20 juin 2017, 18:37
Première question : est-ce que ça ne peut pas être intéressant de conserver des populations sur certains sites pour maintenir un fond génétique (un certain polymorphisme)?
Peut être, mais comment le faire techniquement ? Et puis ça ne répond qu'au problème du buis en tant qu'espèce pas à la modification à grande échelle des milieux ou le buis est l'une des espèces dominantes (pentes rocheuses à buis et sous bois à buis).
entonantes44 a écrit :
mardi 20 juin 2017, 18:37
Deuxième question : si demain on te propose un piège à phéromone spécifique pour piéger les mâles. Est-ce que ça ne vaut pas le coup de tenter de protéger des parcelles à moindre coût (dans tous les sens du terme), le temps qu'une sélection s'opère dans la population de buis sauvage?
Ces pièges existent, ils sont utilisés pour suivre les populations de pyrale et leur évolution dans le temps. En aucun cas ils ne permettent de contrôler ou de limiter les populations de pyrale. C'est vrai pour tous les types de pièges à phéromones ils sont utilisés soit pour détecter la présence des espèces en prévision par exemple d'un traitement en agriculture, soit pour suivre l'évolution d'une population.
Ce ne sont pas des moyens de lutte, il faudrait des centaines voir des milliers de pièges pour espérer voir un effet quelconque !
Tu ne te rends pas compte mais le nombre de papillons est gigantesque, par endroit c'est comme s'il neigeait ! Ce n'est pas à Besançon, mais ça donne une idée du phénomène : https://www.francebleu.fr/infos/climat- ... 1472241137

Sinon tu nous apportes deux autres exemples d'espèces introduites qui ne peuvent pas être contrôlée par l'homme : la graphiose des ormes (champignon véhiculé par deux espèces de scolytes), et une maladie d'actualité qui est apparu il y a quelques années par chez moi, la chalarose du frêne (autre champignon qui lui est disséminé par le vent via ses spores).... On sait ce qui est advenu des ormes, on verra ce qui arrivera aux frênes, mais on ne connait aucun moyen de traitement ou de lutte.
Je crois simplement qu'il est utopique de penser que l'homme peut tout résoudre par la technique il y a des choses contre lesquels nous ne pouvons rien. La meilleur chose à faire pour les espèces exotiques c'est d'éviter de les introduire, ou d'agir très rapidement quand la taille de la population le permet encore.

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