Poste entomologiste ORI Franche-comté

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Otopteryx-volitans
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Message par Otopteryx-volitans » lundi 12 février 2018, 22:30

Offre d’emploi – Contrat à durée déterminée Entomologiste

Contexte
Le Conservatoire botanique national de Franche-Comté – Observatoire régional des Invertébrés, association loi 1901, créé en 2003 et agréé par le Ministère depuis août 2007, assure des missions dans les domaines suivants :
- connaissance et suivi de la flore sauvage et des habitats naturels et semi-naturels,
- conservation de leurs éléments rares et menacés,
- appui technique et expertise, dans ses domaines de compétence, auprès de l’Etat, de ses établissements publics et des collectivités territoriales,
- information et éducation du public à la connaissance et à la préservation de la diversité végétale.
Il a élargi son champ d’étude et d’actions aux Invertébrés sauvages en 2011. Fort du soutien de l’Etat, de l’Europe, de la Région et d’autres collectivités, il est doté d’une équipe d’une quinzaine de salariés.
Afin de pourvoir à un surcroît d’activités temporaire, le Conservatoire recrute un(e) entomologiste.
Nature du poste
La personne recrutée occupera le poste d’entomologiste au Conservatoire. Elle réalisera des programmes d’inventaire ciblés sur les insectes (Odonates, Orthoptères, Rhopalocères et Coléoptères saproxyliques).

Formation et qualification requises
Compétences scientifiques éprouvées en entomologie, particulièrement dans le domaine des Odonates, des Orthoptères et des Rhopalocères.
Pratique éprouvée des relevés de terrain.
Bonne pratique des logiciels de SIG (MapInfo ou QGis), des bases de données et des GPS.
Rigueur scientifique.
Forte capacité de travail, autonomie et motivation.
Sens du travail en équipe.
Permis de conduire B exigé.

Conditions de travail
Le poste sera basé au siège du Conservatoire à Besançon, mais de nombreux déplacements sont à prévoir.
La prise de fonction devra impérativement avoir lieu en mai 2018.
Contrat à durée déterminée de quatre mois après une période d’essai d’un mois.
Modulation annuelle du temps de travail, avec un temps hebdomadaire annuel moyen de 33 heures.
Prime annuelle et mutuelle d’entreprise.
Salaire à négocier en fonction de l’expérience (groupe D de la CCNA).

Modalités du recrutement

Le dossier de candidature, comprenant une lettre de motivation et un CV détaillé, fera apparaître la compétence et l’expérience du candidat dans les domaines d’activités visés. Il sera envoyé par courrier électronique ou postal.
Les dossiers de candidature seront acceptés jusqu’au 26 février 2018.

Contact
Monsieur le Directeur du Conservatoire botanique national de Franche-Comté – Observatoire régional des Invertébrés – maison de l’environnement de Franche-Comté 7 rue Voirin – 25000 BESANCON – Indiquer sur la candidature « entomologiste »
Si vous ne pouvez pas lire ça, c'est que vous êtes trop loin !

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ouran
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Message par ouran » vendredi 16 février 2018, 15:33

Donc c'est un CDD de 5 mois ?
MM

Même les punaises ? Surtout les punaises !

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Otopteryx-volitans
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Message par Otopteryx-volitans » vendredi 16 février 2018, 16:51

faut croire....
perso, je relaie l'information...
Si vous ne pouvez pas lire ça, c'est que vous êtes trop loin !

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Zétrik
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Message par Zétrik » samedi 24 février 2018, 18:44

Il y a une question qui me trotte depuis des années.

Je ne comprends pas pourquoi dans la quasi totalité des études réglementaires, priment sans cesse et dans cet ordre quasi invariable : les Odonates, les Orthoptères et les Rhopalocères ?

J'admets que chez les libellules le pourcentage d'espèces protégées sur le territoire est fort (10/100 grosso-modo). Toutefois, dans le cadre de la préservation de nos zones humides, je déplore que l'on ne prenne que rarement en compte les aquatiques vrais, pourtant beaucoup plus nombreux. J'admets aussi que les papillons de jour sont jolis et qu'ils sont évocateurs (et vive Euphydrias aurinia qui en fait travailler plus d'un !). Bon, je sais aussi qu'il y a beaucoup plus de papillons de nuit protégés et que ceux là sont rarement recherchés lors des études à l'exception de quelques espèces facile à identifier.
Mais alors que les Orthoptères soient systématiquement sur le podium alors qu'ils doivent représenter moins de 1% des espèces d'insectes en France et que trois seulement sont protégées dont deux très localisées, là je trouve ça incompréhensif.

OK, ils sont d'excellent indicateurs de milieu...comme la plupart des insectes en fait.

Heureusement il semble que les coléoptères saproxyliques commencent à être à la mode. Quid d'ailleurs de la qualification des chargés d'études en ce domaine, ce n'est pas aussi simple que les libellules et ça ne se résume pas au pique-prune, enfin j'espère.

Dans ce contexte, je conserve une pensée laconique pour les Hyméno, les Diptères et autre groupes taxonomiques qui, formant les outsiders de la directive habitat, confortent le dicton :"Il n'y a pas d'espèces protégées donc ce n'est pas intéressant".

En gros, dans les BE et autres organismes habilités à rédiger des études réglementaires, je ne comprends pas pourquoi on se focalise toujours sur les même groupes taxonomiques (voir sur certaines espèces) car ce ne sont pas les plus représentatifs de leur milieu, ce ne sont pas non plus les plus représentés dans les textes de loi et -comble de mon incompréhension- ils ne représentent qu'une infime partie de l'entomofaune française.
Zzz...

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Piezo
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Message par Piezo » dimanche 25 février 2018, 10:47

C'est parfaitement logique pour des études réglementaires, c'est beaucoup plus surprenant dans le cas d'un observatoire régional de la biodiversité 8-O

Les études "réglementaires" concernent des projets d'aménagement avec ou sans étude d'impact. Dans tous les cas ça nécessite des inventaires faune-flore pour faire un état des lieux et déterminer s'il va y avoir des destructions/dérangements d'espèces protégées, avec d'éventuelles demandes de dérogation à instruire.
Or les inventaires effectués par les bureaux d'étude vont concerner une dizaine de journées pendant lesquelles un observateur "compétent" va parcourir le site en notant les oiseaux, les traces de mammifères, les plantes vasculaires... et les insectes. Le nombre de "passages" et la nature des prospections varient évidemment en fonction de la nature du projet d'aménagement (les chauves-souris sont surveillées pour un projet éolien par exemple) mais dans la grande majorité des cas, ces prospections se limitent à ce qu'on peut appréhender avec une paire de jumelles, une bonne oreille et un filet à papillons.

Les trois groupes entomologiques mentionnés sont les seuls qu'on puisse échantillonner avec cet équipement, et sans protocole défini.

Il ne faut pas perdre de vue que ces inventaires cherchent à minimiser la présence d'espèces protégées et l'impact à prévoir du chantier et de l'exploitation. De toutes façons, il y aura toujours un lézard, un hérisson ou une mésange dans les inventaires, mais on arguera que l'enjeu régional est limité et on proposera des mesurettes pour réduire les impacts. Les insectes qui apparaissent dans ces inventaires appartiennent systématiquement aux trois catégories mentionnées et les seules espèces protégées mentionnées sont Coenagrion mercuriale et, plus rarement, Maculinea spp. Les dossiers mentionnant Euphydryas aurinia, ou Lycaena dispar sont exceptionnels, et en 4 ans de CNPN, j'ai vu apparaître une fois Coenonympha oedipus, une fois Zerynthia sp. (je ne sais plus laquelle) et une fois Saga pedo, mais jamais Euphydryas maturna ou autre espèce protégée. Le cas des coléoptères protégés est édifiant (... pas de traces de grand capricorne ou de pique-prune détectées...).

Le cas Saga pedo est très symptomatique de l'hypocrisie des inventaires, bien que présente dans quasiment toutes les friches méditerranéennes, l'espèce n'est jamais mentionnée, parce que ne stridulant pas (femelles :0007: ) et nécessitant une prospection spécifique nocturne. Il reste que pour les 4/5 de la France, l'inventaire des orthoptères est "sans danger" parce qu'on ne risque pas d'y trouver d'espèces protégées.

Si vous êtes sages, je vous parlerai du cas particulier de la Région Île-de-France, avec sa foultitude de banalités protégées (maudits oedipodes turquoises et mantes religieuses 8-) ).
PieZo 8-O
Ici normalement, une citation bien pédante me permet d'étaler mon inculture...

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pierred
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Message par pierred » dimanche 25 février 2018, 11:58

Oh oui, tonton Piezo, raconte...
Pierre D.

Limenitis78
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Message par Limenitis78 » samedi 17 mars 2018, 18:58

En même temps vu le nombre d'espèces de rhopalos protégées du coin (dans un rayon de 40km on trouve Lycaena helle des Maculinea des Colias palaenos et deux Coenonymphas tullia et hero avec E aurinia) ce n'est guère étonnant. En libellules j'avais aussi aperçu des leucorrina et cordulias et avec les nombreuses tourbières du secteur ça ne dois pas manquer en criquets de zones humides.

Pour répondre à Zétrix le fait que ces ordres fassent l'objet d'une enquête quasi systématique n'est pas si étonnant. Déjà c'est moins compliqué et moins contraignant que pour le Pique-prune qui bien souvent vit tellement planqué que c'est par hasard qu'il finit par être découvert. Même pour cerdo on ne vois jamais l'insecte sauf quand il s'agit de relever un piège. Les trois ordres mentionnés demandent beaucoup moins de temps, moins de matériels et moins de contraintes et donc de budget car l'argent reste le nerf de la guerre.

Il y a aussi l'effet grand public que ces trois ordres ont. Un papillon c'est joli ce n'est pas considéré comme méchant ou affreux en comparaison d'une cétoine fort mise à mal dans le film de la momie j'ai même été une fois interloqué qu"un adulte me demandais si les scarabés attaquaient les hommes. Il suffit aussi de s'en rendre compte à l'échelle entomologiste amateur un lépidoptériste se fait généralement plus "emmerdé" à des degrés divers qu'un coléoptériste.

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BBinsecte
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Message par BBinsecte » lundi 26 mars 2018, 10:58

Pour apporter un petit complément : les trois groupes cités sont aussi en général ceux pour lesquels on dispose de pas mal de données, et qui sont donc "évaluables"... En Ex-Rhône-Alpes et en Auvergne, on a des listes rouges (très récentes pour orthos et rhopalos en RA) et on aura bientôt des listes "znieffs". On pourra donc fonder les interprétations des listes d'espèces observées sur du concret, ce qui n'est pas encore le cas pour les saproxylo (listes rouges dans les tuyaux...) et encore moins dans les autres groupes évoqués.
Je trouve plutôt pas mal qu'on ne prenne pas en compte que le réglementaire (même si c'est sans doute le réglementaire qui est à l'origine, avec la "facilité" d'abord de ces groupes, du paquet de données récoltées et des suites citées ci-dessus)
La séquence classique est la suivante (entre parenthèse les étapes facultatives)
(texte réglementaire ou directive, ou ouvrage de détermination accessible au "grand public spécialisé) --> travail des bénévoles pour accumuler des données --> traitement des informations pour en tirer des outils d'évaluation : listes rouges et assimilés --> (textes de protection réglementaire) --> prise en compte du groupe dans l'évaluation patrimoniale des territoires (ou les études réglementaires) et éventuel retour au début !
A chacun de se situer dans la séquence, mais pour la plupart des groupes, on en est encore à accumuler les données (et Insecte.org y participe), mais ça ne va pas forcément très vite... Mais si on ne commence pas par ça, on se retrouve à devoir gérer les oedipodes turquoises et mante religieuses (mauvaises espèces protégées, mais sans doute plus intégrées dans les listes réglementaires comme parapluies à défaut de connaissances initiales approfondies)
Modifié en dernier par BBinsecte le lundi 26 mars 2018, 12:26, modifié 2 fois.
A vingt ans, je n'avais en tête que l'extermination des vieux; je persiste à la croire urgente mais j'y ajouterais maintenant celle des jeunes; avec l'âge on a une vision plus complète des choses (Cioran)

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inachis ax
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Message par inachis ax » lundi 26 mars 2018, 12:02

Piezo a écrit :
dimanche 25 février 2018, 10:47
Si vous êtes sages, je vous parlerai du cas particulier de la Région Île-de-France, avec sa foultitude de banalités protégées (maudits oedipodes turquoises et mantes religieuses 8-) ).
Il est clair que ces espèces protégées régionalement seraient à revoir, notamment du côté des orthoptères (seules deux protégées sont intéressantes), ainsi que du côté des rhopalos (N. polychloros et I. podalirius ne méritent pas trop leur statut de protection, d'autres espèces non protégées sont nettement plus intéressantes). J'espère que les listes ZNIEFF et listes rouges commenceront à primer sur les espèces protégées, car il faudrait d'abord conserver les habitats d'espèces réellement en danger avant de faire quoi que ce soit d'autre.
Mais bon, vu le fonctionnement des bureaux d'étude, on est quand même mal barré pour protéger des habitats. :roll:

Pour les groupes à inventorier, on commence doucement à se pencher aussi sur le cas des syrphes et des abeilles sauvages, parce que cela joue un rôle économique et écologique important dans l'agriculture (pollinisation, la plupart des larves de syrphes sont soit prédatrices de pucerons, soit saproxyliques). Mais cela reste une affaire de spécialistes, ça ne sort pas beaucoup du cadre d'organismes de recherche j'ai l'impression. En tout cas, on n'as pas beaucoup de données, et elles ne sont pas forcément diffusées en dehors de la recherche.
Le Paon du jour n'est dans aucune citation célèbre.
Axel :)

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