Lors de votre inscription suivez impérativement ces recommandations pour que votre compte soit validé.

Difficulté de connexion, pas de bouton réponse : utilisez CE LIEN pour vous connecter

Andricus et la suite ?

Guêpes, abeilles, fourmis... ces insectes qu'ils soient solitaires ou sociaux sont toujours autant sources d'observations...

Animateur : Sarcophage77

Sujet précédentSujet suivant
Avatar du membre
pensae
Membre
Enregistré le : jeudi 14 avril 2011, 20:28
Localisation : Pélissanne (13)

Andricus et la suite ?

Message par pensae »

Bonjour,

J'ai une interrogation au sujet des Andricus qui provoquent les noix de galle en Provence sur Quercus pubescens.
Dans la littérature j'ai trouvé qu'il existait Andricus kollari dont les femelles, sorties des galles, vont pondre sur Quercus cerris et A. hispanicus qui passe par Quercus suber. En Provence calcaire il n'existe ni Quercus cerris ni Quercus suber que sait-on sur les responsables de ces galles rondes ?


Image
éric Pensa : France : Pélissanne : 13330 : 06/09/2020
Altitude : 87 m - Taille : 5 mm env
Réf. : 266977

Balises :
Avatar du membre
pierred
Webmestre galerie
Enregistré le : mercredi 20 avril 2005, 6:58
Localisation : Paris

Andricus et la suite ?

Message par pierred »

Tu avais mis la galle en élevage ?
Pierre D.
Avatar du membre
pensae
Membre
Enregistré le : jeudi 14 avril 2011, 20:28
Localisation : Pélissanne (13)

Andricus et la suite ?

Message par pensae »

J'avais mis des galles dans un gobelet en pensant les ouvrir plus tard pour voir l"évolution et j'ai trouvé pas mal de galles déjà ouvertes avec les insectes échappés. Sur la photo c'est un des deux que j'ai extraits d'une galle encore fermée (chacun dans la sienne). J'en ai d'autre en stock et encore fermées de la récolte du jour.
Avatar du membre
pierred
Webmestre galerie
Enregistré le : mercredi 20 avril 2005, 6:58
Localisation : Paris

Andricus et la suite ?

Message par pierred »

Bravo, dans ce cas.
J'ai cherché un peu dans ma doc, et je lis qu'A. kollari et A. hispanicus sont deux espèces sœurs que l'on ne peut pas distinguer, sauf par des critères indirects (plante-hôte, saison, etc.). Quand on voit les difficultés qu'il y a à déterminer les deux cycles (agame et sexué), je doute que l'on puisse trancher.
Mais bravo encore pour la photo de l'adulte. Même si on se contente d'un Andricus kollari au sens large.
Pierre D.
Avatar du membre
pensae
Membre
Enregistré le : jeudi 14 avril 2011, 20:28
Localisation : Pélissanne (13)

Andricus et la suite ?

Message par pensae »

Merci. Il reste le mystère de la seconde plante hôte des galles.
Avatar du membre
pierred
Webmestre galerie
Enregistré le : mercredi 20 avril 2005, 6:58
Localisation : Paris

Andricus et la suite ?

Message par pierred »

Dans les livres, c'est assez confus.
Par exemple, Roskam dit à propos de la génération sexuée d'Andricus hispanicus sur les chatons mâles de Q. coccifera, ilex, lusitanica et suber que la génération agame est absente ou inconnue. D'autre part, à propos des bourgeons des mêmes essences, il mentionne une génération agame.

Pour la situation dont tu parles, je pense que le plus simple est de penser qu'il n'y a qu'une reproduction agame, mais c'est difficilement concevable.
Pierre D.
Avatar du membre
pensae
Membre
Enregistré le : jeudi 14 avril 2011, 20:28
Localisation : Pélissanne (13)

Andricus et la suite ?

Message par pensae »

Il est clair que cela ne doit pas être évident de suivre d'aussi petits insectes en sachant qu'ils peuvent disparaître de la circulation en passant leur vie larvaire aussi bien au niveau des tiges que des racines d'arbres ou d'autres plantes. Merci pour ces infos.
Avatar du membre
pierred
Webmestre galerie
Enregistré le : mercredi 20 avril 2005, 6:58
Localisation : Paris

Andricus et la suite ?

Message par pierred »

Au stade de la reproduction agame, les deux galles ne peuvent pas être séparées. Comme Andricus kollari est nettement plus fréquente, je pense qu'il faut classer la photo ainsi.

De plus, en reprenant à l'envers l'énoncé selon lequel la génération sexuée d'A. hungaricus s'effectuerait sur Quercus cerris, coccifera, faginea, ilex ou suber, si es essences sont absentes d'une région, cela veut dire que l'organisme galligène n'existe pas à cet endroit.

Est-ce tiré par les cheveux ?

Je lis encore ceci chez W.N. Ellis :
Comme kollari existe également dans des régions où Q. cerris ne vit pas, on suppose que la génération sexuée peut être sautée de manière permanente.
Pierre D.
Sujet précédentSujet suivant

Retourner vers « Apocrites »