[Hyménoptères] Philantus triangulum Identification à l'aide d'une clé

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Didier
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[Hyménoptères] Philantus triangulum Identification à l'aide d'une clé

Message par Didier » mercredi 30 mars 2005, 11:17

Bonjour,
Ci après vous trouverez un petit travail personnel que je me suis imposé et qui consiste à pratiquer une clé de détermination sans raccourci, du premier au dernier point.
L'insecte qui va faire les frais de cet exercice est : ... Philanthus triangulum ... on se demande pourquoi.
Ces quelques messages seront compilés dans un document PDF qui sera téléchargeable à la fin de la série.


Introduction
Le texte qui suit ne représente que ma sensibilité et ma compréhension.

En quoi les insectes sont ils intéressants ?
Certains vous diront que la variété de leurs formes est un émerveillement permanent et il est vrai que beaucoup de papillons diurnes sont d'une grande beauté, même nos papillons indigènes, sans parler des coléoptères qui présentent parfois une carapace rutilante de couleurs métalliques.
D'autres vous parleront de l'immense richesse comportementale qui agite les représentants de cet ordre.
Parmi les différentes familles d'insectes, les hyménoptères sont peut être de ceux dont la variété des mœurs est la plus grande, sans parler de leur complexité.
C'est donc avec grand plaisir que lorsque j'en ai l'occasion, je me penche sur les abeilles et les guêpes qui passent à proximité. Des photos ou petites vidéo viennent illustrer mes observations. Seulement voilà, lorsque l'on veut parler de ce que l'on a vu, il faut savoir de qui l'on parle, sinon cela ne présente pas grande valeur, au moins dans les milieux avertis.

Il faut donc nommer la bête, l'identifier.

L'aspect « systématique » de l'entomologie m'a toujours paru rébarbatif au premier abord (l'image qu'en donne J.H.Fabre dans ses écrits n'est en effet pas très flatteuse).
Une fois que l'on a un certain nombre de photos, peut être accompagnées d'observations intéressantes sur les habitudes de notre sujet, ou tout simplement exposées sur un beau site Internet, on est tenté de vouloir leur donner un nom. Pour les papillons, et encore pas tous loin de là, parfois des photos prises sur le vif peuvent suffire. Mais pour de nombreux autres groupes, mis à part quelques rares insectes emblématiques, souvent les plus gros, des images prises sur le terrain ne suffisent pas pour faire une identification sûre. Il faut ausculter la bête parfois de manière intime pour lui faire dire son nom.
La capture est alors nécessaire et tout le cortège de rites qui va avec, étalage, séchage, étiquetage et conservation.
Parvenu à ce point, pour identifier, il faut soit faire appel au spécialiste local qui peut ne pas être si proche qu'on pourrait le souhaiter, soit réaliser soit même la détermination.
Pour cela il faut la clef qui nous guide sur le chemin binaire et parfois tortueux permettant d'arriver au nom de notre insecte.

Dans certains cas, la clef peut ne pas être suffisante car les termes employés sont parfois qualitatif et non quantitatifs et il faut alors avoir une référence. Et c'est là que la collection de référence prend toute sa valeur. Avoir des bêtes « étalon », sur lesquelles on peut évaluer ce que « faiblement chagriné » ou d'autres expressions tout aussi vagues (de prime abord) veut dire, permet de comparer avec notre spécimen.

Aujourd'hui je me lance dans une de mes premières déterminations car j'ai tous les éléments me permettant de la mener à bien :
- la clef des champs de la détermination,
- le spécimen dûment épinglé,
- la loupe binoculaire,
- la webcam qui me permettra de vous emmener avec moi.

Mon objectif principal est de montrer ce qu'est une détermination complète, point par point et image à l'appui.
Débutant j'aurais aimé avoir un tel document entre les mains pour vraiment appréhender ce que cela représente réellement. Cela ne fût pas le cas et j'ai mis longtemps à y venir. Puisse ce petit document démystifier cette activité et permettre au débutant de commencer, même si beaucoup de familles sont plus difficiles que les Philanthes pour lesquels une collection de référence n'est pas nécessaire.

Allons y !

Note : ce document est destiné à être diffusé sur le forum « le monde des insectes », forum animé par quelques entomologistes chevronés pour lesquels l'amateur photographe ou autre curieux de savoir le nom d'une bête ayant croisé son chemin est vu comme une personne partageant la même passion et digne d'être guidée.



[doc_forum_hym]

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Didier
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Message par Didier » mercredi 30 mars 2005, 11:18

Détermination
Présentation de la bête
Aspect général :
ImageImage

Philante apivore (Philantus triangulum)
Cette guêpe a été photographiée sur l'île d'Hoedic en automne 2004.
Avec un peu d'habitude il semble clairement visible que c'est un Philante apivore. D'autant que le talus colonisé était criblé de trous et que l'érosion mettait à jour d'anciens nids dans lesquels il était facile d'identifier des restes d'abeilles mellifères.

Quoiqu'il en soit, jouons au jeu de l'identification à partir des clefs qui font référence :
- Faune de France 79 - Hyménoptères Sphecidae d'Europe Occidentale – Volume 1
- Faune de France 82 - Hyménoptères Sphecidae d'Europe Occidentale – Volume 2

Détermination de la Famille
Nous allons suivre pas à pas les différentes clefs présentes dans les deux volumes de la Faune de France.
Faune de France a écrit :Segment 1 du gastre de taille réduite, en forme d'écaille plus ou moins aplatie ou nodiforme : le pétiole ; parfois segment II aussi modifié, formant le postpétiole. Antenne généralement coudée après le scape allonté. Ailés ou aprètres. Sociaux Formicidae

Pour commencer, il n'y a pas de pétiole sous forme d'écaille par contre il y a des ailes bien développées, ce qui nous écarte tout de suite des fourmis. En plus bien sûr même s'il y en a toute une bourgade, elles ont toutes leur nid individuel.
Ensuite :
Faune de France a écrit :3- Lobe pronotal arrondi, n'atteignant pas le bord antérieur de la tegula. Nervation alaire complète ou presque. 4

Bord postéro-latéral du pronotum atteignant ou presque la tegula. Nervation parfois réduite 5
L'interprétation correcte de ce point se fait en considérant d'une part que le lobe pronotal est arrondi, très nettement visible sur la figure , et d'autre part que le pronotom en vue de dessus paraît éloigné des tegulae.

Image
Photo 1 : Lobe pronotal - vue d'ensemble

La photo 1 donne une vue d'ensemble de profil avec indication des différentes parties mises en jeu.

Le lobe pronotal n'est pas évident à voir et il faut faire varier l'angle de l'éclairage pour le distinguer. Dans le cas présent une tâche jaune est inscrite exactement à l'intérieur.


Image
Photo 2 : Pronotum par rapport à la tegula - vue de dessus
Image
Photo 3 : Pronotum par rapport à la tegula - vue latérale


Ce que veux dire « n'atteignant pas le bord antérieur de la tegula » semble correspondre à l'opposé de l'autre alternative du même critère soit : « Bord postéro-latéral du pronotum distant du bord antérieur de la tegula » .
Le bord postéro-latéral est indiqué en violet sur les photos 2 et 3. La tegula se trouve détourée en jaune, son bord antérieur se situant à gauche de cette zone détourée.
On remarque donc une certaine distance entre le bord postéro-latéral et le bord antérieur de la tegula.

Il est intéressant de comparer avec un Pompile (Photo4)qui lui montre un pronotum dont le bord postéro-latéral est à proximité immédiate du bord antérieur de la tegula.

Image
Photo 4 : Pompile Cryptocheilus versicolor – vue latérale

Observons maintenant les ailes :

Image
Photo 5 : Aile antérieure
ImageImage
Photo 6 : Nervation alaire Cellules submarginales


L'aile possède une nervation complète (3 cellules submarginales)
Pronotum n'atteignant pas le bord antérieur de la tegula (on continue en 4)

Faune de France a écrit :4- Basitarse 3 plus ou moins allongé et cylindrique, rarement un peu aplati, sans brosse de soies serrées. Corps sans forte pilosité, sans soies plumeuses. Gastre sessile ou pétiolé. Sphecidae

Basitarse 3 plus ou moins élargi et aplati, muni au dessous d'une brosse de soies serrées. Corps le plus souvent avec une abondante pilosité, certaines soies plumeuses, en particulier sur le thorax. Gastre sessile. Apidae
Image
Photo 7 : Basitarse de notre spécimen
Image
Photo 8 : Basitarse 3 - Osmia cornuta


Le basitarse 3 de notre spécimen est résolument cylindrique. De plus aucune brosse de soies serrées n'est visible.

Image
Photo 9 : Soies thorax et abdomen de notre spécimen
Image
Photo 10 : Soies du thorax d'Apis mellifera


Les soies plumeuses sont plus ou moins difficiles à trouver sur Osmia cornuta, par contre elles sont nettes sur Apis mellifera. Je n'en ai pas vues sur notre spécimen.

Arrivés à ce point de la clef, nous pouvons donc considérer que nous avons à faire à un sphecidae.(1)

Note 1 : Certains Apidae n'ont pas les caractères décrit pour le basitarse et ne se reconnaissent de façon indubitable que par les soies plumeuses. Toutefois sur des Hyménoptères de cette taille, on peut prendre le risque de s'orienter vers les Sphecidae. Avec un peu d'habitude on distingue les Apidae douteux des Sphecidae, soit par la langue très longue, soit par leur tête allongée et prognathe, soit par une forme générale plus arrondie. Ces caractères ne présentent en aucun cas la certitude donnée par les poils plumeux, mais il faut vraiment une très bonne optique pour distinguer ces derniers.

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Message par Didier » mercredi 30 mars 2005, 11:19

Détermination du Genre
Faune de France a écrit :(A) Aile antérieure avec une seule cellule submarginale 1
(B) Aile antérieure avec deux cellules submarginales 17
(C) Aile antérieure avec trois cellules submarginales 27
Image
Photo 11 : Cellules submarginales
Il y a bien trois cellules submarginales. (on va en 27)
Faune de France a écrit :27- Gastre à pétiole généralement long, formé par le sternite 1 seul, parfois suivi d'un postpétiole formé par le tergite 1 allongé 28
Gastre non pétiolé ; lorsque le segment 1 est rétréci en avant, cette partie rétrécie est formée par le tergite et le sternite. 41
Image
Photo 12 : 1er segment du gastre rétréci - formé du Tergite et du Sternite (autre spécimen de Philanthe vue de profil)
Image
Photo 13 : Sur notre specimen –
segment 1 du gastre rétréci et montrant Tergite et Sternite
(Disposition des pattes ne permettant pas une vue latérale)


Le pétiole est la partie du gastre (abdomen) connectée au thorax.

La photo 12 montre bien le profil du premier segment d'un Philanthe, où l'on peut voir clairement qu'il est formé d'un tergite et d'un sternite.

La photo 13 est celle de notre spécimen ou la disposition des pattes ne permet pas de faire une vue de profil. Néanmoins, on peut remarque également la présence d'un tergite et d'un sternite.
(on continue en 41)


Image
Photo 14 : Pétiole Podalonia sp.
Afin de comparer ce que peut être une bête répondant au premier choix du critère, la photo 14 montre le pétiole formé du seul sternite d'un Podalonia sp. (en cours de détermination (prochain dossier)).
Faune de France a écrit :41- Deuxième cellule submarginale non pétiolée 42
Deuxième cellule submarginale pétiolée 68
Image
Photo 15 :Cellule submarginale 2 non pétiolée
Image
Photo 16 :Exemple de cellule submarginale 2 pétiolée

Le pétiole n'est pas présent. (on continue en 42)
Faune de France a écrit :42- La 2eme cellule submarginale ne reçoit aucune nervure récurrente, la 1ère récurrente n'aboutissant jamais au-delà de l'insertion de la 1ère transverso-cubitale. Segment 1 allongé, rétréci en avant, renflé en arrière, séparé du suivant par une constriction. Des parties jaunes. Genre Mellinus.
La 2eme cellule submarginale reçoit au moins une, sinon les deux nervures récurrentes 43
Image
Photo 17 :Nervures transverso-cubitales et récurrentes

La cellule submarginale 2 reçoit bien une nervure récurrente. (on continue en 43)
Faune de France a écrit :43- Les deux nervures récurrentes aboutissent, l'une à la 2eme, l'autre à la 3eme cellule submarginale 44
Les deux nervures récurrentes aboutissent à la 2eme cellule submarginale 45
Nous sommes dans le premier cas. (on va en 44)
Faune de France a écrit :44- Bord interne des yeux échancré. Corps noir tâché de jaune. Genre Philantus.
Bord interne des yeux non échancré. Antennes insérées sous un lobe frontal aplati. Gastre noir, ou noir et rouge. Genre Dolichurus
Image
Photo 18 :Echancrure des yeux
(yeux artificiellement colorés en jaune)


L'échancrure des yeux est bien là !
Dès les premières images le corps nous est apparu jaune et noir.

Nous avons donc à faire au genre Philantus !

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Didier
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Message par Didier » mercredi 30 mars 2005, 11:20

Détermination de l'Espèce
Faune de France a écrit :1- Enclos propodéal entièrement ou en majeure partie ponctué ou réticulé. Dessins clairs du corps jaunes 2
Enclos en majeure partie lisse et brillant, seule une zone longitudinale médiane pontuée ou finement chagrinée. Dessins clairs du corps jaune clair ou blanchâtres 3
Image
Photo 19 : Enclos propodéal

L'enclos propodéal est clairement entièrement ponctué.
Les dessins clairs sont bien jaune. (on va en 2)

Faune de France a écrit :2- Enclos propodéal entièrement et densément ponctué. Bord antérieur du clypeus de la femelle avec deux dents émoussées rapprochées. triangulum (Fabricius)
Enclos présentant une grande aire réticulée en forme de triangle équilatéral. Bords antérieur du clypeus de la femelle légèrement bisinué, sans dents. [sculpturatus Gayubo](2)
Image
Photo 21 : Clypeus plus dents émoussées
Image
Photo 20 : Atténuation de l'arrière plan

Enclos propodéal entièrement et densément ponctué.
Les deux dents émoussées sont bien visibles. (note 3)

Notre spécimen est un Philantus triangulum.
Note 2 : Ajoutons que sculpturatus n'est connu que du sud de l'Espagne : il est extrêmement peu probable de le voir chez nous. Ce qui fait de triangulum le seul Philante de France dont le propodeum soit entièrement mat : C'est visible à l’œil nu !
Note 3 : Quand on ne sait pas d'emblée ce que c'est on a toujours intérêt à écarter un peu les mandibules qui sont elles même susceptibles de présenter au bord interne des caractères importants.

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Message par Didier » mercredi 30 mars 2005, 11:22

Conclusion
Philantus triangulum est facile à déterminer. Il aura été un support intéressant pour parcourir la clef de détermination dans son ensemble. J'espère que ce modeste document aura un peu démystifié ce qu'est une clé de détermination et que les débutants seront moins impressionnés et rebutés par la systématique, la plus grande difficulté étant d'obtenir cette fameuse clef.
Bien sûr une loupe binoculaire est indispensable pour une bonne pratique de ce sport, d'autant plus que beaucoup de sphecidae sont nettement plus petits que Philantus triangulum.

Remerciements
Je tiens à remercier Patrick_B qui a relu ce document et m'a aidé notamment à comprendre le point 3 de la clef de détermination de la famille. Je me suis permis de reproduire certains de ses commentaires sous la forme des trois notes de bas de page.

Bibliographie
1. Faune de France 79 - Hyménoptères Sphecidae d'Europe Occidentale – Volume 1 - Jacques Bitsch, Jean Leclercq – Fédération Française des sociétés de Sciences Naturelles. ISBN 2-9030352-13-1
2. Faune de France 82 - Hyménoptères Sphecidae d'Europe Occidentale – Volume 2 – Jacques Bitsch, Yvan Barbier, Severiano Fernandez Gayubo, Konrad Schmidt, Michael Ohl – Fédération Française des sociétés de Sciences Naturelles. ISBN 2-903052-16-6

Téléchargement :
Ce document est téléchargeable dans son intégralité avec des images de meilleure définition ici (taille environ 900Koctets) :Identification_Philantus_triangulum.pdf

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Message par Morpion » mercredi 30 mars 2005, 14:33

8-O
J'applaudis des deux pieds, c'est splendide!!

Les termes techniques y sont très clairement identifiés sur la bête, ce qui est souvent le plus difficile à montrer dans une clef, du très beau travail accessible à tous quel que soit leur niveau :wink:

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Message par Adrien » lundi 31 juillet 2006, 14:53

Je viens de suivre ta clé sur deux sheciformes que j’ai attrapé ce week end sur le meme site.
Je pensait que l’un était Phylantus triangulum, et pas l’autre
Mais j’arrive à P. triangulum pour les deux (il sembleraient que se soit finalement la femelle et le male)

1er individu :0016: :
- 15 mm
- dessin jaune entre les antennes en fourche (la pointe médiane est assez réduite)
- bandes noir de l’abdomen assez réduites
- grand peigne sur les tarses antérieurs

2eme individu :0017: :
- 11 mm
- dessin jaune entre les antennes tridenté
- bandes noir de l’abdomen assez développée
- peigne réduit sur les tarses antérieurs

et en parcourant le forum ….
Ces différences males/femelles semblent se confirmées …
(en plus du nombre d'articles antennaires et de segments abdominaux)

Quelqu’un pourrait il me confirmer ca :?:
.

ce n'est pas parce qu'ils sont beaucoup a avoir tort qu'ils ont raison !

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Patrick_B
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Message par Patrick_B » lundi 31 juillet 2006, 18:58

Oui, Adrien
Sans que ça ait une valeur absolue: Le dessin du front est généralement bidenté chez :0016: et tridenté chez :0017:, il ne faut pas y attacher grande importance.
L'étendue de la coloration jaune sur le gastre est variable, mais moins chez le :0017: que chez la femelle dont le gastre peut être presque entièrement jaune ou au contraire avoir des bandes jaune à peu près de la largeur des bandes noires. Toutefois, si petite soit elle, l'encoche de la bande jaune du premier tergite est toujours présente et de forme triangulaire, moins marquée encore sur le 2ème dans le cas de ces spécimens très jaune.
Sur les spécimen moins jaune, la tache du 2 est moins profonde mais plus large.
Toutes ces variation n'ont aucune importance, ce ne sont même pas des sous-espèce ou race, ni même des “forme” car on les trouve en variation continues au sein d'une même population.
En général le mâle est nettement plus petit que la femelle, bien qu'on trouve exceptionnellement de gros mâles de la taille de petites femelles.

Peu de confusion possible avec cette bestiole: Les genres qui ont une nervation alaire semblables sont par ailleurs bien différents, et quand tu aura vu coronatus tu comprendras qu'on le différencie facilement. Voir ici

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Adrien
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Message par Adrien » jeudi 3 août 2006, 12:12

OK merci :wink: ...
.

ce n'est pas parce qu'ils sont beaucoup a avoir tort qu'ils ont raison !

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