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mardi 1er juillet 2014
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Brèves
Le « supergène » du mimétisme déchiffré

Comment différents insectes ayant mauvais goût pour les oiseaux développent-ils les mêmes couleurs d’avertissement sur leurs ailes, renforçant ainsi leur protection contre les prédateurs ? Une équipe de scientifiques a pour la première fois découvert ce qui permet aux papillons tropicaux de réaliser cette étonnante stratégie évolutive appelée mimétisme Müllérien : un « supergène ». Un bloc d’une trentaine de gènes s’est trouvé immobilisé, au cours de l’évolution, par des phénomènes d’inversions (des régions d’ADN qui se retrouvent en position inversée chez différents individus), supprimant le processus naturel de mélange génétique entre générations. De cette manière, de nombreux gènes sont hérités en bloc et produisent des papillons d’apparence totalement différente.

dans les Entomo-actualités : Transmission du mimétisme müllérien chez un papillon

Des insectes à trois paires d’ailes

Au cours des 250 millions d’années d’évolution des insectes, jamais on n’avait vu apparaître de nouvelles ailes. Des transformations, oui. Des pertes, oui. Mais pas d’ajout.

Une équipe de chercheurs vient de briser ce dogme en apportant les preuves que le casque exubérant des membracides, un groupe d’insectes cousin des cigales, est en fait une troisième paire d’ailes profondément modifiée. Cette découverte est publiée dans la revue Nature du 5 mai 2011 dont elle fait la couverture.

dans les Entomo-actualités : Du nouveau chez les membracides

Une araignée « végétarienne »

Elle serait l’exception qui confirme la règle : une araignée sud-américaine a un régime alimentaire presque uniquement végétarien. Son péché mignon : l’acacia, qu’elle vole aux fourmis !

L'araignée herbivore défendant son nid face à une fourmi vivant dans un acacia.

Bagheera kiplingi se distingue par son goût très prononcé pour la verdure. L’espèce observée au Mexique est presque totalement herbivore, expliquent des chercheurs dans la revue Current Biology.

Mémoire sociale chez les drosophiles

Des interactions sociales positives existent chez les drosophiles : quand elles sont en groupe, ces mouches se souviennent mieux que lorsqu’elles sont isolées.

Drosophila immigrans

L’équipe de Thomas Preat du laboratoire de neurobiologie (CNRS / ESPCI ParisTech) vient de mettre en évidence ce phénomène grâce à des tests sur la mémoire olfactive. Ces travaux, publiés dans la revue Current Biology du 13 octobre 2009, ouvrent de nouvelles voies d’investigation pour comprendre le rôle de l’environnement social sur la modulation du souvenir et la prise de décision.

Articles publiés dans cette rubrique
vendredi 7 septembre 2007
Physiologie des insectes - le système reproducteur
. Article mis en ligne originellement par François Panchout sur une version antérieure du site du "monde des insectes". . Dans leur grande majorité, les insectes se multiplient de manière sexuée. Il existe donc deux sexes différents : le mâle et la femelle. Les mâle produisent des spermatozoïdes au niveau de deux testicules et les femelles, des ovocytes dans des ovaires qui peuvent être relativement nombreux. Ces deux organes reproducteur sont généralement appelés genitalia et sont très souvent (...)

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mercredi 16 mai 2007
Morphologie d’un insecte - les ailes
. Article mis en ligne originellement par François Panchout sur une version antérieure du site du monde des insectes. . Les insectes, comme les oiseaux, sont pour la majorité d’entre eux capables de voler. Cependant, la structure des ailes est totalement différente. Chez les oiseaux, les ailes ne sont en fait que les pattes antérieures recouvertes de plumes. Chez les insectes par contre, les ailes sont des organes à part entière fixés sur le thorax au niveau des métamères thoraciques 2 et 3 (...)

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mercredi 16 mai 2007
Physiologie des insectes - généralités
. Article mis en ligne originellement par François Panchout sur une version antérieure du site du monde des insectes. . Les insectes appartiennent à l’embranchement des Arthropodes. Ce mot signifie littéralement : « pieds articulés ». En effet, les insectes n’ont pas comme les hommes, un squelette sur lequel viennent se greffer les muscles mais plutôt un exo-squelette ou squelette externe. De ceci découlent moult spécificités qui font de ces animaux des êtres très différents de ceux que nous avons (...)

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mercredi 16 mai 2007
Physiologie des insectes - le système circulatoire
. Article mis en ligne originellement par François Panchout sur une version antérieure du site du "monde des insectes". . Le système circulatoire des insectes est différent de celui des vertébrés de deux manières importantes. Il ne transporte pas d’oxygène aux différents organes Ce n’est pas un système fermé Le sang des insectes (généralement appelé hémolymphe) ne possède pas de pigments respiratoires ou d’hémoglobine. La respiration est réalisée par le système trachéal. Plutôt que l’oxygène, le (...)

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dimanche 13 mai 2007
Physiologie des insectes - le système respiratoire
stigmates / trachées

Le système respiratoire des insectes est très particulier. En effet, il n’existe ni poumons ni globules rouges pour transporter l’oxygène et le dioxyde de carbone. Le système respiratoire est formé de trachées qui s’ouvrent sur l’extérieur par des stigmates.



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vendredi 11 mai 2007
Morphologie d’un insecte - la tête
L’appareil buccal
. Article mis en ligne originellement par François Panchout sur une version antérieure du site du "monde des insectes". . La tête des insectes (encore appelée capsule céphalique) forme un ensemble d’appendices adaptés à la nutrition (mandibules, palpes, maxilles, labium) mais aussi à la perception (yeux, ocelles, antennes). La forme de ces appendices buccaux est cependant extrêmement variable d’une famille à une autre. Néanmoins, le schéma de base reste le même : le labre (lèvre supérieure), une (...)

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jeudi 3 mai 2007
Physiologie des insectes - les yeux
. Article mis en ligne originellement par François Panchout sur une version antérieure du site du "monde des insectes". . Les yeux des insectes sont constitués d’un ensemble de récepteurs à la lumière (jusqu’à 30 000 chez certains Coléoptères) qui sont appelés des ommatidies. Les yeux des insectes sont donc un ensemble d’yeux élémentaires. La forme de ces yeux composés peut donc varier de l’hémisphère à celle en haricot (œil de charançon par exemple) puisque seul l’arrangement des ommaditidies diffère. (...)

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jeudi 26 avril 2007
Morphologie d’un insecte - les pattes
. Article mis en ligne originellement par François Panchout sur une version antérieure du site du "monde des insectes". . Chez les insectes, le nombre de pattes est toujours le même : 6. C’est d’ailleurs en comptant les pattes que l’on est certain d’avoir à faire à un insecte et non pas à une araignée par exemple (qui ont 8 pattes). Les pattes sont disposées par paire sur le thorax de l’insecte. En fait, sur chacun des trois métamères (segments) sont disposées deux pattes. Plus que chez tous autres (...)

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jeudi 26 avril 2007
Physiologie des insectes - la cuticule
nature et fonction
. Article mis en ligne originellement par François Panchout sur une version antérieure du site du "monde des insectes". . . La cuticule des insectes est une sécrétion de l’exosquelette qui recouvre tout le corps de l’animal mais qui devient interne au niveau intestinal (stomodeum et proctodeum) et respiratoire. Elle est constituée de deux parties : une couche (endo et exo) cuticulaire profonde (10 µm) une couche épicuticulaire superficielle (1 µm) Ces couches sont percées de canalicules qui (...)

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dimanche 22 avril 2007
Physiologie des insectes - le développement
. Article mis en ligne originellement par François Panchout sur une version antérieure du site du "monde des insectes". . Les étapes du cycle de la vie des insectes sont, à la différence de l’Homme, fortement complexes. Alors que nous grandissons de manière continue, notre physionomie et notre physiologie sont identiques à nos parents (ne dit-on pas que le petit dernier ressemble à ses parents ?). Les insectes par contre subissent des transformations externes et internes des plus (...)

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mercredi 14 février 2007
Mimétisme
Subterfuges chez les arthropodes

Cet article pourrait s’intituler « pour vivre heureux vivons cachés » mais cela serait trop réducteur. « Comment tromper pour survivre dans un monde de faux-semblants » correspondrait mieux aux objectifs que nous allons tenter d’aborder ici. Mimétisme, ruse, immobilité, couleurs d’alarme, l’évolution s’exprime ici selon l’un de ses aspects les plus troublants avec une minutie qui atteint souvent la perfection. Dire que nous ne parlerons que des attitudes et artifices pour échapper aux prédateurs serait trop réducteur aussi. Dans la Nature, quel prédateur ne devient-il pas proie à son tour ? Il s’agit bien souvent de tromper à la fois la proie et le prédateur ! Jeu de dupes.



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mardi 27 avril 2004
La notion de rareté en entomologie
Alastor - 27/03/2004 Notre connaissance de l’abondance ou de la répartition des espèces d’insectes n’est que le résultat de l’analyse de ce que contiennent les collections.Autrement dit, ce que les entomologistes ont capturés. Mais comme les lieux ou les époques des prospections sont liées à des contraintes humaines, cette connaissance est purement anthropomorphique. Partant de ces considérations, on a été jusqu’à dire, avec humour, mais justesse, qu’un insecte commun est une bête qui circule quand les (...)

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